15 décembre 2004
AUTOROUTE MEURTRIERE
L'autoroute A40 s'est transformée en piège mortel pour 7 chevaux échappés de leur pré. Carole, la propriétaire du Ranch des Gorges près de Bellegarde dans l'Ain, a été réveillée à 5 h 40 par les gendarmes qui lui signalaient une série d'accidents provoquées par des chevaux en liberté sur l'autoroute toute proche. Les conducteurs, surpris en pleine nuit par la présence des animaux, n'avaient pu éviter la collision avec ses chevaux. Quatre d'entre eux ont été éventrés par un semi-remorque. La camionnette d'un fleuriste a heurté Skemper, l'appaloosa de Carole. Si elle pleure aujourd'hui la perte de ses chevaux, elle est d'abord soulagée qu'il n'y ait eut qu'un seul blessé, le passager d'une voiture, victime de multiples fractures alors qu'il dormait.
Pour elle, des sangliers sont peut être à l'origine de la peur qui a dû frapper les chevaux au pré. Paniqués, une dizaine d'entre eux ont réussi à coucher les trois rangs de barbelés, pour se retrouver sur l'entrée de l'autoroute toute proche et s'y engager. Depuis 50 ans que des chevaux vivent ici avec la famille Porret, c'est la première fois qu'une telle tragédie se produit. Comble de malchance, les 20 chevaux qui sont au pré durant la belle saison devaient très bientôt rentrer à l'écurie pour y passer l'hiver. Tout au long de l'année ils emmènent des cavaliers en randonnée.
Parmi les échappés, Nugget, une jeune pouliche de 3 ans aura malgré tout échappé au pire. Elle a été retrouvée saine et sauve sur la bande d'arrêt d'urgence de l'autoroute. Carole l'a ramené auprès de ses congénères mais ce retour ne comblera pas le vide qui frappe maintenant le troupeau et le cœur de leur propriétaire. Carole se console en pensant que les chevaux de ses nièces et de sa fille n'ont pas été touchés. Pour apaiser la douleur de sa mère, l'adolescente lui a proposée sa petite pouliche de 3 ans rentrée indemne de cette nuit tragique.
Michel Mieusset
Novembre 2004
Cheval Magazine
03 juillet 2004
Les voleurs aiment les chevaux
Passeport ADN : la solution?
Les chevaux ont la cote chez les voleurs. Les "Belgische warmbloedpaarden", les chevaux de trait brabançons et ardennais, les frisons, les onéreux étalons rouleurs, les chevaux de sang mi-arabes, les poneys Shetland... C'est dans leur pâture que les voleurs s'en emparent. Chaque année, une centaine de chevaux sont volés dans notre pays. Au printemps et en été surtout, aucun cheval n'est en sécurité. Le premier maréchal des logis Johan De Smet, de la brigade d'Oosterzele, s'est depuis quelques années spécialisé dans la recherche des chevaux volés, avec son collègue Freddy Dumont de Bernissart, en région wallonne. Ils ont déjà pu retrouver une trentaine de chevaux, mais la lutte est loin d'être gagnée.
OOSTERZELE.- Depuis que tous les bovins sont officiellement enregistrés, les voleurs de bétail ont porté leur attention sur les chevaux, qui ne font l'objet d'aucune obligation d'enregistrement. Les chevaux sont revendus aux négociants et aux particuliers, à moins qu'ils ne soient emmenés à l'abattoir.
Le gendarme Johan De Smet est un hippophile. Il possède même un cheval de sang irlandais ainsi qu'un cheval réformé de la gendarmerie. C'est presque par hasard qu'il a été confronté au problème.
Johan De Smet: "En 1994, j'ai reçu le coup de fil désespéré d'un boulanger de Destelbergen. Ses haflingers avaient été volés. J'ai pris contact avec les vendeurs de chevaux que je connaissais et nous avons retrouvé les chevaux. Depuis lors, les appels de personnes dont le cheval a été volé n'ont fait que se succéder. Ils proviennent de tout le pays, et même d'Allemagne, des Pays-Bas et de France. Là-bas, le problème est encore plus important : en France, ce sont près de huit cents chevaux qui disparaissent chaque année. En Allemagne, on offre parfois une récompense à celui qui retrouve un cheval volé."
Johan De Smet raconte comment un étalon rouleur allemand a été retrouvé. L'animal avait été volé dans un haras, utilisé à de nombreuses reprises pour saillir des juments avant d'être castré. Il coule actuellement des jours heureux comme cheval de manège, mais auprès de son premier propriétaire. En ce qui concerne les quatorze poney Shetland volés dans un manège, douze ont été retrouvés.
Johan De Smet: "Un cheval n'est pas une voiture. Il possède une valeur affective. Imaginez quatorze enfants séparés de leur poney adoré ! Mais les adultes aussi ont le coeur déchiré lorsque leur cheval disparaît."
Abattoir
Le vol de chevaux constitue une activité lucrative. Un cheval peut rapporter en moyenne de 50.000 à 80.000 francs, et un poney de 10.000 à 15.000 francs. Chaque année, en Belgique, on vole des chevaux pour une valeur de cinq à huit millions de francs. En Flandre, c'est dans les provinces d'Anvers et de Limbourg, à proximité de la frontière, que le problème est le plus grave. Les voleurs de chevaux revendent généralement leur butin au-delà de la frontière, là où les chevaux sont beaucoup plus difficiles à rechercher. Johan De Smet se rend régulièrement sur des marchés aux chevaux aux Pays-Bas afin d'élargir ses contacts avec les vendeurs et enquêter sur les chevaux flamands disparus. Tous les chevaux volés ne sont pas revendus. "
Johan De Smet: "Il y a quelque temps, de nombreux chevaux âgés disparaissaient. Ils étaient régulièrement emmenés à l'abattoir."
L'abattoir ne s'informe-t-il donc pas sur l'origine des chevaux ?
Johan De Smet: "C'est là le grand problème. Les abattoirs n'acceptent les bovins que s'ils sont identifiés par une fiche et une marque auriculaire. Pour les chevaux, il n'existe aucune obligation d'enregistrement. Les chevaux de race sont décrits dans le studbook, qui contient les informations relatives à leurs ascendants, mais ce registre ne constitue pas une preuve légale de propriété. Et les abattoirs n'en demandent pas. Le fait qu'en raison de l'absence d'obligation d'enregistrement, les propriétaires ne peuvent jamais apporter la preuve légale qu'un cheval volé leur appartient constitue un problème supplémentaire. Souvent, ils doivent racheter le cheval au nouveau propriétaire qui, sans s'en douter, l'a acheté - via un marchand - à un voleur de chevaux."
Examen ADN
Les chevaux frisons ont bien un signe tatoué sur la lèvre, mais certains voleurs n'hésitent pas à l'exciser. Un vétérinaire peut également implanter dans l'encolure du cheval une puce contenant un numéro d'identification, mais les voleurs peuvent rendre ces données illisibles.
Johan De Smet: "On ne peut tout de même pas marquer les chevaux au fer rouge ou leur mettre une marque auriculaire, comme on le fait pour les vaches. Un cheval ainsi marqué serait peu esthétique".
"Le passeport ADN pour cheval constitue peut-être la dernière solution en date. En Amérique, ce matériel génétique est déjà utilisé. Celui-ci peut parfaitement servir d'identification unique pour les chevaux", déclare Johan De Smet. Le professeur gantois Elfriede Van de Eeckhout, de la faculté de biologie pharmaceutique de la RUG, procède fréquemment à des recherches génétiques. Mais à ce jour, les réactions du Ministère de l'Agriculture en vue de rendre légale une telle réglementation se font attendre...
En attendant, Johan De Smet donne quelques conseils de sécurité: la nuit, mettez votre cheval à l'écurie, faites-vous autant que possible prendre en photo avec votre cheval ou achetez une alarme qui se déclenchera lors de toute intrusion dans votre pré.
Hilde Van Durme
| L'article "Les voleurs aiment les chevaux" a été publié dans le journal Het Volk le 11 avril 1998. La Revue de la Gendarmerie tient à remercier le rédacteur en chef de Het Volk et la journaliste Hilde Van Durme pour avoir autorisé la reparution de l'article dans le présent numéro.
Johan De Smet peut être contacté à la gendarmerie de Oosterzele, tél. 09/362.50.12. Quiconque a perdu un cheval peut gratuitement le faire savoir sur le site Internet de Missing Animals. |
BRUXELLES. - Le Ministère de l'Agriculture Karel Pinxten a déjà pris la décision de principe de faire identifier et enregistrer les chevaux, ce qui va considérablement réduire la problématique des chevaux volés et revendus ou proposés à l'abattage.
Le Ministère envisage l'introduction générale du système des puces passives. Il s'agit là de puces qui sont implantées dans l'encolure du cheval. Contrairement aux puces actives, les données ne peuvent pas être faussées de l'extérieur. Les données aboutissent dans un système central d'enregistrement que le secteur équestre doit lui-même mettre en place, sous le contrôle du Ministère de l'Agriculture. Il existe déjà un enregistrement dans le secteur équestre, mais tous les chevaux n'y sont pas soumis et cet enregistrement doit encore être harmonisé dans sa totalité.
Le Ministère souhaite travailler avec des assistants en médecine vétérinaire qui peuvent procéder à l'implantation des puces plutôt qu'avec des vétérinaires. Le Ministère est moins enthousiaste à l'idée de faire établir, pour chaque cheval, un passeport ADN, notamment parce que des tests en laboratoire, chers et impliquant un travail important, sont nécessaires.
Lorsque tout ce système sera au point, il faudra s'assurer la collaboration des abattoirs en vue d'un contrôle obligatoire des chevaux présentés pour abattage. Mais cela est de la compétence du Ministère de la Santé publique.
Source : Polfed.be
29 mai 2004
A l'abattoir
No comment...



Ses jambes sont cassées par les ouvriers alors qu'il n'est même pas mort!






Les ouvriers torturent le cheval avant de l'achever.

Le cheval dans les corridas
On leur enfonce du papier journal profondément dans les oreilles, ils ont les yeux bandés, le cheval est totalement terrifié. Dans les conversations, les professionnels en parlent en disant par exemple: "j'ai cassé beaucoup de matériel cette année". En leur faisant faire systématiquement plusieurs fois les mêmes mouvements, au niveau des ligaments, il y a beaucoup de dégâts. Les chevaux sont très souvent drogués pour éviter qu'ils ne fassent un écart. Les chevaux toreros vivent moins longtemps et quand ils ne peuvent plus servir, ils sont souvent abandonnés ou vendus à l'abattoir. C'est ainsi que des associations de protection animale récupèrent des chevaux terrorisés qu'on ne peut pas monter et qui vivent toujours dans la peur.
http://www.anticorrida.org/
