03 février 2005
Equitation, technique et théorie
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Un cheval sur son 31
Paramètres physiques
Les six principes fondamentaux du système d'entraînement allemand
Tailles du matériel
Reprises de dressage
04 juillet 2004
Quand le cheval se forge ( par Luciano Francesco )
Il arrive souvent d'entendre le bruit des fers qui se touchent a chaque foulée du cheval, surtout au trot. Parfois, le bruit se répète toutes les deux foulées. Parfois ce bruit se produit pendant plusieurs foulées à la suite, il marque une courte pause pour recommencer aussitôt. Généralement, le cavalier, gêné, arrête brusquement le cheval ou bien le met au galop avec une violente action de jambes afin de faire cesser ce bruit énervant. Le cheval a un défaut: "il touche son pied antérieur avec son postérieur du même côté". Le terme utilisé couramment pour cette anomalie est: "se forger".
Selon le point de l'antérieur touché par le postérieur, on distingue ce défaut avec plusieurs termes: "se forger en voûte", "se forger en talons", se forger dans les régions supérieures du membre
Quand
la pince du postérieur va s'encastrer dans la rive interne du fer
intérieur plus ou moins à la hauteur de la pince. Dans ce cas, le fer
postérieur peut ne pas parvenir à se dégager du fer antérieur, alors le
cheval s'écroule au sol.
Quand la pince du fer postérieur frappe l'extrémité des éponges (l)
du fer antérieur. Dans ce cas, si le fer postérieur ne parvient pas à
se dégager, soit le cheval arrache son fer antérieur, soit il
tombe.
Dans les régions supérieures au membre
Si le cheval se touche dans les régions supérieures du membre, les dégâts peuvent être considérables : d'une simple contusion des glômes à une fracture d'un sésamoïde ou à d'autres atteintes osseuses.
Les causes
Au premier plan, celles de nature génétique suivent de près l'état physique et la ferrure. Les chevaux courts aux membres longs; ceux présentant les membres antérieurs plus courts que les posté- rieurs; ceux avec un mauvais aplomb, sont les sujets les plus frappés par cette anomalie. Il est intéressant de constater qu'un défaut d'aplomb peut aussi bien réduire qu'accentuer l'anomalie en question. Par exemple, les chevaux panards des antérieurs sont plus sujets à se forger en talon externe, alors que les chevaux panards des postérieurs se forgent rarement.
Le mauvais état physique accentue ce défaut, surtout chez les poulains fatigués et/ou mal entraînés. Les chevaux qui ont des foulées très amples, qui retardent le lever des antérieurs ou n'écartent pas suffisamment les postérieurs, comme les trotteurs par exemple, tendent également à se forger. Dans le cas spécifique des trotteurs de course, il est bien de préciser brièvement un détail, afin de faire comprendre la complexité du problème dû à l'exaspération de l'action. Le trot de course est un trot allongé avec dissociation partielle des battues diagonales. En d'autres mots, le synchronisme diagonal est rompu et l'allure peut être définie "unipède" (en 4 temps), puisque le cheval se trouve au début et à la fin de chaque foulée avec un seul pied posé sur le sol. Le centre de gravité subit d' importants déplacements latéraux, rendant l'équilibre instable. Le cheval avance sur 4 pistes, avançant plus vite avec les postérieurs qu'avec les antérieurs, décrivant des trajectoires externes (les passages) ; ce décalage entre les postérieurs et les antérieurs peut atteindre des pointes de 2 m. A chaque foulée, le cheval parcourt de 6 à 6.20 m, trottant à une vitesse pouvant aller jusqu'à 12 m/seconde (43 km/h).
La moindre interférence peut causer des chocs violents entre postérieurs et antérieurs, qui. dans la meilleure des hypothèses, obligent le cheval à se mettre au galop.
Pour
mieux comprendre les causes du défaut en question, il est nécessaire
d'expliquer certains concepts de physiologie relatifs aux allures
"normales et défectueuses du cheval, ainsi qu'à l'évolution des
mouvements des antérieurs et des posté rieurs. Chez un cheval sans
défaut d'allure, au pas, le pied en mouvement décrit une courbe
régulière lierre dont l'apex se trouve en correspondance du membre
opposé en appui (voir dessin).
Au pas, les pieds défectueux, c'est-à-dire les pieds dont l'axe
digital est plus vertical ou plus oblique, ont par conséquent les
talons trop bas ou trop hauts et décrivent, en marchant, une courbe
irrégulière. Dans le cas de talons bas et pince trop longue (axe
digital inférieur à 45°), le cheval lève son pied en retard puisque la
pince agit comme un point d'appui d'un bras de levier long, en
décrivant- vent une courbe irrégulière dont l'apex se trouve déplacé à
l'arrière du centre (voir dessin).
Au contraire, dans le cas de pince courte et talons hauts (axe
digital supérieur à 55°), le cheval lève le pied plus rapidement, en
décrivant également une courbe irrégulière, mais avec l'apex déplacé
vers le membre opposé (voir dessin).
A ce stade, les choses apparaissent claires et simples, mais les théories engendrent toujours des doutes et se révèlent souvent opposées et contraires. Des auteurs italiens ( et pas n'importe lesquels, je parle de Fogliata et de Chiari) sont unanimement d'accord avec la bibliographie mondiale sur la forme de la courbe décrite, selon l'inclinaison de l'axe digital et selon la hauteur des talons, mais ils sont d'avis opposé quant à la rapidité du lever du pied.
Le prof. Fogliata décrit l'action en ces termes: "Dans le pied bas jointé (2), par manque de talons et la longueur de la pince, le lever du pied sera court et rapide, le poser sera long et lent... Dans le pied bot, où les talons sont hauts et la pince courte, le lever sera long et prolongé et le poser court et rapide". Des auteurs français et anglais de l'époque, ainsi que des auteurs amériCains modernes soutiennent au contraire la théorie opposée. Très prudemment et sagement, le Dr Viencenzzo De Maria dans son livre "Maréchalerie" se tient à mi-chemin entre les deux théories. personnellement je me suis intéressé à cet arguments ar je pense qu'il n'est pas possible de corriger un défaut sans en corriger la cause.
Le traitement
Quand le cheval se forge en raison du mauvais état physique ou à cause de la mauvaise position du cavalier, les causes sont simples à traiter: il suffit d'une meilleure alimentation, d'un entraînement adapté et d'une correction de l'assiette du cavalier (ne pas être sur les épaules). Par ailleurs, dans tous les autres cas, les solutions sont à rechercher dans le parage et dans la ferrure.
Le parage doit redonner au pied ses dimensions correctes, ainsi que son juste équilibre et son angle idéal. Pratiquement, il faut respecter l'inclinaison naturelle de l'axe digital du sujet ( on ne peut pas transformer un bas jointé en un droit jointé), la proportion des hauteurs en pince, en quartiers et en talons; l'équilibre correct du pied par rapport aux lignes d'aplomb et aux rayons osseux supérieurs .
Avec la ferrure, on mettra en oeuvre tous les remèdes
possibles pour modifier ou corriger le poser du pied. Il faut donc
réitérer le concept suivant: "le parage n'est pas correctif, c'est donc
le fer qui doit être réalisé et posé pour corriger le défaut". Il faut
à tout prix éviter des points d'accrochage avec le fer postérieur,
c'est pourquoi l'ajustage inversé aidera la pince du fer postérieur à
se dégager, dans le cas d'un cheval qui se forge en voûte.
Les éponges biseautées éviteront les accrochages.
Les fers postérieurs devront retarder l'action et allonger l'empreinte.
Le retard d'action peut être obtenu en réalisant deux branches américaines de 1,5 à 2 cm (en faisant attention que le cheval ne s'atteigne pas), ou bien en réalisant 2 crampons de 0,6 à 1 cm de hauteur.
L'empreinte sera allongée en posant un fer que l'on reculera le plus possible, jusqu'à ce que la pince du sabot dépasse de 5-6 mm, sans éliminer à la râpe cet excédent de corne. En outre, la pince pourra être tronquée en arrondissant l'arête inférieure pour éviter que le fer ne s'accroche dans le
Fer postérieur reculé afin d'allonger l'empreinte et de retarder l'action. fer antérieur. Maintenant, j' en aurais déjà assez dit sur les méthodes courantes. Il existe d'autres ferrures possibles, à mon avis moins efficaces, comme: le fer antérieur avec relevé de pince type polo, ou fer avec protections en talons, obtenues en repliant les éponges vers le haut, comme des spatules; les fers postérieurs avec un gros pinçon dont la pointe est arrondie, afin d'éviter les accrochages- (mais qui frappe et qui frappe dur !).
Cependant, par souci de clarté et afin de ne pas rester dans le vague quant aux théories des deux podologues italiens, je voudrais citer deux épisodes, vérifiés par mes propres soins.
Le cheval Zar, de race Bujonni de six ans, bas jointé des antérieurs, ainsi que des postérieurs, entraîné pour l'endurance, se forgeait plutôt en voûte. Il avait été ferré depuis peu avec soin, avec des fers postérieurs à crampons et mouches anglaises (hauteur 1 cm). Les allures paraissaient suffisamment bonnes et le cavalier n'entendait pas de bruit. Puisqu'en endurance les crampons ne sont pas indiqués, car ils procurent des traumatismes aux membres, il fut décidé d'éliminer les crampons et les mouches anglaises.
Sans déferrer le cheval, à l'aide d'une ponceuse, le fer fut rendu parfaitement lisse. Le cheval se remit aussitôt à se forger. On pourrait dire que l'effet "retardateur" des crampons avait cessé, mais on pourrait ajouter qu'en ayant abaissé les talons, la courbe s'était automatiquement modifiée.
Toujours le même cheval, avec une paire de fers en aluminium tout neufs aux antérieurs, continuait à se forger. S'agissant de fer à l'usure rapide, le cheval posant naturellement le pied en talons, bientôt le fer devint très fin en talons, restant épais en pince. Le cheval arrêta de se forger. Dans ce cas également on peut considérer valable la théorie de la modification de la courbe décrite par un pied aux talons bas.
Autre épisode: le cheval Aspro, demi-sang P.S.A. de huit ans, se forgeait en permanence normalement, en voûte - il se déferrait souvent, accrochant le fer en talons. Le cheval est sur les épaules de son avant-main m est plus basse que l'arrière-main. Puisque le cheval présentait des bleimes aux angles de fléchissement des antérieurs, on décida de poser des fers avec des éponges de 3 mm, en réduisant l'épaisseur à partir de la 2ième étampure(3). L'amélioration fut immédiate et le cheval forgeait seulement occasionnellement
Le défaut a diminué très probablement de par l'abaissement des talons avec le fer, puisque le parage avait été exécuté comme d'habitude.
Afin d'obtenir une confirmation ultérieure, longtemps après ce premier changement de ferrure, on posa au cheval une ferrure normale, accélérant légèrement l'action des antérieurs et ralentissant celle des postérieurs. Le cheval marcha assez bien pendant environ 20 à 25 jours, se forgeant seulement de temps en temps, surtout au trot. Puis il recommença à se forger en voûte de plus en plus. Pour vérifier la théorie ci-dessus exposée, je fis déferrer le cheval et sans rien changer au parage, je fis poser les mêmes fers que l'on venait d'ôter en y faisant apporter les modifications suivantes: antérieurs à épaisseur réduite à partir de la deuxième étampure en talons, modification obtenue en battant le fer à chaud; on compensa les postérieurs en soudant deux rondelles (8 mm) découpées dans un rond d'acier, obtenant ainsi des antérieurs à talons bas et des postérieurs à talons hauts. En mettant ainsi en pratique le principe du Prof. Fogliata: "Essayer de réaliser une fusion des deux courbes irrégulières, soit celle des antérieurs à talons bas et pince longue et celle des postérieurs à talons hauts et pince courte". Résultat: le cheval a cessé définitivement de se forger. Afin de vérifier les bienfaits de cette ferrure, on fit parcourir au cheval le même chemin que celui de la veille, aux mêmes allures. D'autres essais furent répétés les jours suivants sur de longues distances jusqu'à 80 km. Le cheval se forgeait exceptionnellement seulement sur terrains mous. J'aimerais, à ce propos, répéter la devise que j' ai citée d'autres fois: "Dans la ferrure, il n'existe pas de règles indéclinables, il est seulement nécessaire d'observer, d'essayer, en restant toujours dans le doute".
Définitions :
(1) Les éponges du fer sont les deux extrémités du U
(2) Bas jointé : se dit d'un cheval dont les paturons forment un angle trop important par rapport à la verticale.
Haut jointé : paturons trop verticaux.
(3) Etampures : trous prévus dans le fer pour le passage des clous.
21 juin 2004
Choisir un cheval de selle
Trois grands points doivent être vérifiés avant de porter un choix définitif:
- l'impression personnelle: ce cheval me plaît-il? Son allure générale, sa race, sa taille et sa robe me conviennent-ils?
- l'aspect technique (aptitude à être monté): le cheval a-t-il de bons aplombs, évolue-t-il avec légèreté, sûreté élasticité et ampleur?
- les détails de santé et de caractère (T.O.C.C.A.): Tempérament, Origines, Caractère, Charpente, Allures (hésitantes ou précipitées, piquantes ou trépignantes).
Seul un cheval "de compétition" peut enthousiasmer un bon cavalier. Les "canons" (de beauté) sont surtout destinés à servir de référence pour guider le jugement. Un cheval doit toujours être considéré dans son ensemble, en prenant du recul (par exemple en le faisant évoluer en piste). Il est pour cela nécessaire d'attrapper "l'oeil", et de posséder des connaissances morphologiques. Le mieux pour juger un cheval est de le faire évoluer sur un trapèze équilatéral dans lequelle on peut observer ses attitudes sous toutes les coutures.
Le cheval de compétition doit faire preuve de tempérament, de résistance, de trempe, d'influx nerveux, d'énergie et de certaines dispositions à la compétition: allures souples, régulières et bien rythmées.
Pour un cheval d'instruction, on recherchera surtout un cheval équilibré, bien d'aplomb sur ses quatre membres, calme mais éveillé. Il doit être libre dans ses allures et se mouvoir avec légèreté et dynamisme.
Chez un cheval bien bâti, la taille au garrot est légèrement supérieure à celle prise à l'angle de la croupe et le dos n'est pas trop long.
L'avant-main doit être plus étroite que l'arrière main, mais pas trop car l'épaule trop droite, qui va souvent de pair avec une avant-main étroite, rend le cheval moins performant.
La tête doit être plutôt petite et expressive. Forme et finesse sont signes de beauté. Une tête trop volumineuse surcharge l'avant-main.la ligne allant des oreilles au nez et comprenant le chanfrein doit être droite.
L'oeil doit être clair, attentif et doux. Un oeil terne, souvent accompagné d'un poil sans éclat, est le signe infaillible d'un mauvais état de santé. Si le cheval regarde avec les yeux grands ouverts, montrant le blanc de l'oeil, c'est qu'il a du caractère. Ce type de cheval doit être dressé avec beaucoup de tact et de patience pour obtenir une obéissance spontanée. Si le cavalier n'y parvient pas, il sera en conflit permanent avec son cheval, et celui-ci aura toujours le dessus.
Les ganaches ne doivent pas être trop volumineuses au risque de gêner la flexion de la nuque. Une auge trop étroite rend le cheval difficile à brider. Le bord postérieur des ganaches ne doit présenter qu'une légère courbure.
La nuque, large et longue, doit elle aussi être arrondie. Une nuque courte limite les mouvements latéraux et gêne le passage de têtière. L'attache de la nuque doit être souple et mobile.
L'encolure doit être bien portée, élégante, d'une longueur proportionnelle à la taille du cheval et bien musclée. Elle permet alors d'amples mouvements d'épaules. On dit que l'encolure est "bien sortie" quand elle se dégage du poitrail et est légèrement arquée. Une encolure trop courte et mal sortie est peu propice au dressage. L'encolure attachée trop haut va souvent de pair avec un garrot trop bas, ce qui provoque une mauvaise position de la selle. Une encolure trop mince et exagérément longue est trop mobile et empêche le cheval de s'appuyer correctement sur le mors.
Le garrot doit être assez haut, long et large afin de donner de l'aisance à l'épaule. Contrairement au garrot bas et court qui entraîne une mauvaise position de la selle, le garrot trop haut blesse systématiquement sous la selle et au passage des sangles.
La ligne du dos, aussi droite que possible, doit former un angle droit avec les lignes verticales des membres (lignes d'aplombs). On préfère aujourd'hui un dos un peu plus bas que la ligne de garrot, ce qui permet une meilleure position de la selle. Cette forme de dos est généralement le signe d'un bon cheval d'obstacle, aux allures souples et confortables.
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(arqué) |
ou de mouton |
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to be continued...
31 mai 2004
Les boiteries
Une boiterie peut être due à une infirmité, une blessure ou une gène momentanée. Lorsqu'un cheval se met à boiter, son poid se reporte sur un autre membre pour le soulager. Cela entraîne une irrégularité de la locomotion. Il existe principalement deux formes de boiterie:
- La boiterie à chaud: elle apparaît seleument après un certain temps de travail
- La boiterie à froid: elle apparaît dès la sortie du box ou en début de travail.
Les causes des boiteries sont cependant très variés: problème à un membre, un sabot, tension ou douleur musculaire, raideur, douleur dorsale. Mais, en règle générale, si la boiterie est due à une lésion du squelette, des articulations ou des pieds, elle est plus accentuée en terrain dur, si elle est due à une lésion musculaire ou tendineuse, elle est plus accentuée en terrain très souple.
Quand une boiterie est légère, le cheval "feinte" ou est gênée, quand elle est plus marquée, il "boite", quand elle est très marquée, il "boite bas".
Comment déceler une boiterie ?
Observez le cheval évoluer en terrain plat et de revêtement uniforme, en ligne droite de face, de dos et de profil, au pas et au trot.
Si un antérieur est boiteux, alors le cheval lève la tête au moment de l'appui du membre douloureux, et la rabaisse en accentuant le mouvement pendant l'appui du membre sain.
Si un postérieur est boiteux, alors le membre douloureux reste plus longtemps au soutien, son enjambée est réduite ce qui entraîne une perte d'amplitude.
Une boiterie d'un antérieur se voit, celle d'un postérieur s'entend.
Comment localiser une boiterie ?
Il
faut comparer le membre boiteux avec le membre sain pour situer
d'éventuelles chaleurs, déformations et réaction de douleur à la
palpation. Examinez les articulations inférieurs, les tendons et les
pieds.
Pour les articulations comme les tendons, passez la main dessus en alternant membre sain, membre douloureux.
Pour le pied, tatez la parois, vérifiez l'état de la sole et de la
fourchette, regardez s'il n'y a pas de corps étranger (clou,
caillou...).
Les enrênements
Les enrênements doivent seulement servir à corriger certains défauts
chez le cheval mais en aucun cas à masquer ceux du cavalier. Ils
doivent toujours être correctement ajustés et ne jamais forcer le
cheval. Voici les enrênement les plus couramment utilisés:
La martingale
Elle
sert à empêcher le cheval de relever la tête et devenir incontrôlable
(les cavaliers d'obstacle l'utilisent souvent); si la tête est
correctement positionnée , la martingale ne doit avoir aucun effet. Il
existe deux types:
- La martingale à anneaux agit sur le mors
lorsque l'on tire sur les rênes. Elle est munie d'arrêtoirs empêchant
les anneaux de se prendrent dans les boucles des rênes ou le mors.
- La martingale fixe relie directement la muserolle à la sangle. Bien ajustée, on doit pouvoir, en la remontant, toucher la gorge du cheval.
Les rênes allemandes
Les
rênes allemandes ont pour fonction de contraindre le cheval a baisser
la tête. Elles sont fixées soit sur les côtés de la selle, soit à la
sangle entre les membres antérieurs, et passent dans les anneaux du
mors de filet pour rejoindre les mains du cavalier. Les rênes
allemandes ne doivent pas être tendues mais ajustées pour ne pas
contraindre le cheval mais l'amené à s'arrondir.
Ce type
d'enrênement ne doit être utilisé que par des cavaliers très
expériementés à seule fin de corriger des chevaux difficiles car il est
très contraignant pour le cheval qui en est équipé.
Les rênes latérales
Ce sont de courtes lanières ajustables que l'on fixe au caveçon ou au mors lors de l'entraînnement d'un cheval à la longe. Elles servent à favoriser le placer du cheval et à la musculation du dos. On peut aussi fixer des lanières élastiques.
L'enrênement de type Howlett
Ce type d'enrênement n'agit que si le cheval baisse ou lève la tête trop haut. S'il se place correctement, il est sans effet. Il doit néamoins être utilisé avec une main légère.
Le gogüe
Il peut être utilisé aussi bien au travail monté qu'au travail à la longe. Il comporte deux variantes: selon qu'il est commandé par le cavalier lui même ou indépendament des actions de sa main.
Embouchures et brides
Le filet ou bridon
Le filet, ou bridon, est destiné à maintenir le mors en position correcte dans la bouche du cheval. Il se décompose en plusieurs lanières de cuir attachées autour de la tête par des boucles. Le filet est l'enrênement le plus simple et le plus utilisé.
Il existe différentes muserolles, voici les trois principales:
| Nom et description | Photo illustrative |
| La
muserolle française: elle se glisse sous les montants du filet, et
s'attache au-dessus du mors. Ce type de muserolle peut s'employer avec
un mors de bride et une gourmette. | ![]() |
| La
muserolle allemande ou de Hanovre: elle se boucle sous le mors
(uniquement du filet) et empêche le cheval d'ouvrir sa bouche trop
grand ou de contracter sa mâchoire inférieure. | |
|
| |
Description d'un bridon
La bride
La
bride comporte deux embouchures: un mors simple de filet et un mors de
bride assorti d'nue gourmette. Le mors de filet agit sur la commissure
des lèvres tandis que le mors de bride agit sur les barres et la
gourmette sur le menton, pour abaisser le bout du nez.

Elle ne doit être utilisée que par des cavaliers expérimentés car elle permet un contact plus fin et plus précis sur la bouche sensible du cheval. Elle sert surtout en dressage:

Les différentes embouchures
Plus le canon est épais, plus douce est l'embouchure et contrairement, plus le canon est fin, plus l'embouchure est sévère.
Les mors brisés simples agissent selon la tension et la hauteur des mains d'abord sur les lèvres puis sur les barres et enfin sur la langue qu'ils pincent.
| Nom et description | Photo illustrative |
| Le mors brisé simple | ![]() |
| Le mors à olives
est encore plus doux que le mors de filet; les olives répartissent de
manière plus homogène la pression dans la bouche et évitent le
pincement des lèvres entre l'anneau et le canon du mors. | |
|
Le mors à aiguilles, grâce à ses tiges latérales, évite aux anneaux du
mors de passer dans la bouche du cheval et convient bien au travail en
longe avec filet. D'autre part, les aiguilles permettent un meilleur
contrôle de la direction en offrant une plus grande surface de contact.
C'est pourquoi il est assez utilisé en saut d'obstacle où la direction
est essentielle et pour les jeunes chevaux. | ![]() |
|
| |
Les mors non-brisés simples
Ils
agissent par pression sur la langue mais sans la pincer. Ils agissent
également plus sur les barres que sur la commissure des lèvres. Le
caoutchouc offre un contact moins dur que l'acier et amortit la
pression sur les barres. Il convient bien aux jeunes chevaux dont la
bouche n'est pas encore habituée aux mors.
Le filet droit en acier :
et le filet droit en caoutchouc: ![]()
Le filet Baucher
Il ressemble à un filet simple sauf qu'il comprend deux petites branches supérieures qui lui procure un certain effet releveur. On dit qu'il contribue à fermer l'angle tête-encolure et même à abaisser la tête...

L'hackamore:
Ce
terme est appliqué à tous les enrênements qui n'ont pas de mors. En
fait, le véritable hackamore est un ancien enrênement d'origine
espagnole qui servait au dressage de jeunes chevaux. Le hackamore
classique possède deux montants métalliques fixés sur une muserolle et
qui agissent sur la peau très sensible du chanfrein.
Le pelham
Il
se situe entre le mors de filet et le mors de bride : il ressemble au
mors de bride par ses branches et sa gourmette mais il s'utilise sans
autre mors.
Il en existe une multitude : le pelham peut être brisé,
droit, en caoutchouc, en résine, avec passage de langue, etc. Le plus
doux est le pelham droit en caoutchouc, à gros canons et petites
branches. Le pelham peut s'utiliser avec quatre rênes ou deux munis
d'une alliance attachée entre les anneaux du haut et du bas. Quatre
rênes permettent un meilleur dosage de l'action de main mais réclament
une bonne maîtrise.
Enfin, le pelham est plus sévère qu'un filet
simple. Il est considéré comme abaisseur et on le rencontre souvent sur
les parcours d'obstacle avec les chevaux qui ont tendance à avancer un
peu trop, qui ne gardent pas le contact à l'abord ou qui sont sur les
épaules.
Voici un pelham avec passage de langue:
et un pelham sans passage de langue:
Le mors de bride
Il s'utilise combiné à un mors de filet, chaque mors ayant sa paire de rênes correspondante. Il permet un travail plus fin sur un cheval déjà bien dressé. La présence des deux mors permet de combiner leur action différente et complémentaire; la bride joue alors un rôle à la fois de releveur et d'abaisseur.

Quelques définitions :
- canons : chacune des parties du mors qui s'appuie sur les barres.
- barres: ce sont les trous de chaque côté de la bouche où il n'y a pas de dents.
- gourmette : chaînette
rattachant les deux branches du mors sous la barbe du cheval. Elle doit
être impérativement bien ajustée pour éviter de blesser le cheval; pour
cela son action ne doit pas être immédiat mais doit venir renforcer
l'action du mors.
- abaisseur :
on appelle mors abaisseur les mors qui ont une action dirigée vers le
bas. Par exemple, le mors de bride appuie sur la langue et les barres
vers le bas et l'arrière.
- releveur : on
appelle mors releveur (par opposition à abaisseur) les mors qui
agissent vers le haut. Par exemple, le mors de filet tire sur les
lèvres du cheval vers le haut. Toutefois ces mors tendent à faire
baisser la tête des chevaux par le phénomène d'action-réaction : sous
l'action du mors qui tire vers le haut, le cheval réagit en tirant dans
le sens inverse, vers le bas.
Le Galop
Il faut arriver à accompagner l'allure correctement, sans rebondir dans la selle. Pour cela, il faut accompagner avec son bassin à chaque foulée et garder son buste le plus redressé possible avec les épaules reculées. Il ne faut surtout pas se pencher en avant pour regarder le pied sur lequel on galope.

Comment savoir sur quel pied on galope ?
Le galop est une allure à 4 temps. En observant, on s'aperçoit qu'un antérieur avance plus que l'autre. Le mécanisme est là. Si on galope juste à une main, c'est l'antérieur intérieur qui avance plus que l'autre.
Par exemple, à main droite, c'est l'antérieur droit qui va s'avancer plus que l'autre. Si c'est le contraire, ça veut dire que le cheval galope à faux.
Pour sentir sur quel pied on galop, il suffit de se concentrer sur le mouvement du cheval. Le bassin doit être emmené de l'extérieur vers l'intérieur si vous galopez à juste, si non vous êtes à faux. On peut aussi jeter un bref coup d'oeil sur l'épaule intérieure du cheval sans se pencher.
L'impulsion
L'impulsion, chez le cheval, c'est le désir de se porter en avant. Quelles que soient les motivations du cavalier, il ne pourra rien demander à son cheval tant que celui-ci n'a pas d'impulsion acquise par le travail ou naturelle.
La cavalier peut créer l'impulsion, l'entretenir ou la contenir. Les chevaux près du sang ont beaucoup d'impulsion naturelle contrairement aux autres chevaux.
Avancer
Pour créer ou entretenir l'impulsion, le cavalier agit avec le poids du corps et les jambes, cède avec les mains.
-
amplifie l'accompagnement de son bassin en rythme avec l'allure.
- agit avec ses deux jambes de façon simultannée et discontinue
par des pressions de mollets.
- cède en desserant lègèrement sur les rênes les
doigts sauf le pouce et l'index.

Ralentir/s'arrêter
Pour contenir l'impulsion, c'est à dire, ralentir ou s'arrêter, le cavalier résiste avec le poids du corps et les mains et cède avec les jambes.
-
bloque les articulation du bassin afin de cesser d'accompagner l'allure.
- recule ses épaules légèrement en arrière, soutient
ses poignets et ferme ses doigts sur les rênes.
- reviens à un contact naturel avec les jambes.
Quand le cheval s'arrête, il est primordial de cesser la pression en cédant dans les mains, sinon, le cheval pourrait se défendre et rompre l'immobilité.
Une question d'équilibre
Il y a plusieurs façon de se tenir à cheval (assis, en équilibre, ou au trot enlevé), et dans ces trois attitudes, il faut toujours conserver l'équilibre.
L'équilibre assis:
Asseyez-vous d'aplomb, le poid du corps également réparti sur les ischions (os correspondant aux pointes des fesses), votre buste doit retrouver l'orientation de celui à terre, les jambes tombant alors librement et les chevilles sont fléchies lorsque les étriers sont chaussés. Dans cette attitude, vous amortissez les mouvements du cheval en faisant fonctionner les articulations du bassin-dos et bassin-cuisses.

L'équilibre sur les étriers:
Dans cette attitude, vous devez être en appui sur le étriers et faire fonctionner le jeu des articulations chevilles-genoux-hanches pour amortir les mouvements du cheval. Dans cette position, vous devez trouver le juste équilibre pour être stable sans vous accrochez à la crinière ou en retombant dans la selle.

L'équilibre au trot enlevé:
Le trot est une allure sautée à deux temps. Le cavalier s'accorde avec l'un des deux bipèdes diagonaux, en se levant un temps sur deux.
Pour trotter enlevé, mettez-vous en équilibre, le buste légèrement penché vers l'avant et soulevez-vous un temps sur deux.
Vous pouvez repérer le diagonal sur lequel vous trottez en regardant le mouvement des épaules du cheval. Si vous vous asseyez quand il pose l'antérieur droit, vous trottez sur le diagonal droit. Et inversement.
A main gauche, trottez sur le diagonal droit et à main droite, trottez sur le diagonal gauche.
Pour changer de diagonal, restez simplement assis ou enlevé deux temps sucessifs. En promenade, changez régulièrement de diagonal pour éviter de fatiguer les épaules du cheval.
28 mai 2004
Des kilomètres de tuyautrie
Le système digestif du cheval est monogastrique, c'est-à-dire que son estomac ne comprend qu'une poche. Le cheval produit jusqu'à 45 litres de salive par jour, salive qui mouille les aliments, commence à les dégrader et les aide à glisser dans le tube digestif. L'estomac d'un cheval est petit par rapport à sa taille: il contient de 15 à 18 litres et il fonctionne mieux quand il n'est pas tout à fait plein. C'est la raison pour laquelle il vaut mieux donner aux chevaux plusieurs petits repas sur la journée. L'intestin est l'organe essentiel de la digestion: il mesure jusqu'à 32 mètres. L'intestin grêle mesure à lui seul 25 mètres.



























